La cataracte de Claude Monet

Publié le par AFAU

La vision du peintre Claude Monet

Un chercheur américain vient d'étudier l'oeuvre du peintre impressioniste Claude Monet en reconstituant, à travers un système de filtres, la vision qu'aurait dû avoir le peintre pour expliquer ce que le chercheur appelle la « facture grossière » des ses toiles, comme par exemple la reproduction ci-dessous de l'une de ses 48 toiles de la série Namphéas paysages d'eau.

Dans un article publié dans The Archives of Ophtalmology, le chercheur développe une thèorie qui explique cela par l'opacité croissante du cristallin de Monet,  dû à une cataracte. Il semble oublier, tout d'abord que Claude Monet avait été opéré de cette cataracte, mais surtout de la définition de l'impressionnisme donné par Auguste Renoir qui écrivit : « Traiter un sujet pour les tons et non pour le sujet lui-même, voilà ce qui distingue les impressionnistes des autres peintres ».

Un autre grand de l'Ecole française impressionniste, Camille Pissarro disait qu'« il faut travailler par petites touches et essayer de fixer ses perceptions immédiatement. L'œil ne doit pas se concentrer sur un point particulier, mais tout voir et en même temps observer les reflets de couleur sur ce qui les entoure ». Il s'agit dans bien dans les toiles de Claude Monet de la vision d'un artiste sur le monde réel et non pas de la reproduction intégrale d'une image faussée un cristallin opaque.

 

Dèjà certains chercheurs avaient voulu étudier la peinture d'un autre grand de l'impressionnisme, Edgar Degas, qui souffrait, lui, de dégénérescence maculaire.

 

Publié dans Vu dans la presse...

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